Attentats :.réactions de Brigitte KUSTER Porte-parole Les Républicains et François Zocchetto  sénateur du groupe UDI UC

 

De nombreuses questions se posent après l'épouvantable attentat qui a frappé un couple de policiers à son domicile.
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il d'enfermer les islamistes signalés dans des centres de rétention administrative ? Ou à minima de les assigner à résidence, comme la loi l'y autorise, avec obligation de porter un bracelet électronique ? Pourquoi, également, fragilise-t-il l'état d'urgence (qui court jusqu'au 26 juillet) en autorisant des manifestations qui, chaque fois, dégénèrent et épuisent nos forces de l'ordre ? Ces questions ne peuvent pas être éludées plus longtemps.

De la même façon, le gouvernement doit dresser le bilan des 3 lois anti-terroristes qu'il a fait adopter depuis 2012, et que l'opposition a votées dans un esprit d'unité nationale ; malgré le rejet de la plupart de ses amendements, comme celui relatif à la rétention préventive.
Il est clairement nécessaire de donner plus de moyens à l'Etat pour anticiper la menace. C'est ce à quoi s'emploient les députés (LR) Eric Ciotti et Guillaume Larrivé à travers la proposition de loi qu'ils s'apprêtent à déposer, et dont voilà les principales mesures :
- Donner au ministre de l'Intérieur le pouvoir d'assigner, dans un centre de rétention fermé, tout individu qui présente une grave menace pour la sécurité nationale, sous le contrôle du conseil d'Etat.

- Fixer à 15 ans, au-lieu de 10 actuellement, la peine d'emprisonnement pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste.
- Supprimer en matière de terrorisme toute automaticité de réduction de peines, toute possibilité de libération conditionnelle, toute permission de sortie ou placement sous le régime de la semi-liberté.

- Ouvrir le régime de la rétention de sureté aux terroristes dont le risque de récidive à la sortie de prison est élevé.
- Durcir les sanctions à l'encontre de ceux qui fréquentent des sites Internet faisant l'apologie du terrorisme ou apporte leur soutien à l'Etat islamique.
Il est temps de hisser notre arsenal judiciaire et répressif au niveau de la menace terroriste que la France doit affronter. Il est grand temps !
Brigitte KUSTER
Porte-parole Les Républicains

 

François Zocchetto - Attentats : « Après l’épouvantable assassinat de deux policiers, nos services de renseignement sont ils suffisants ? Quelles mesures pour que notre pays retrouve le calme et la sérénité ? »

Au lendemain de l’épouvantable assassinat qui endeuille la France, François Zocchetto, président du groupe UDI-UC et sénateur de la Mayenne, a interpellé ce jour le Premier Ministre, sur les mesures à mettre en œuvre pour que la France retrouve la sérénité, le calme et la fraternité républicaine. Il l’a également interrogé sur l’état de nos moyens de renseignement.

« Notre pays, une fois encore, a été la cible d’un crime abject. Deux de nos compatriotes ont été sauvagement assassinés, à leur domicile, par un terroriste.

Nos pensées vont naturellement aux proches de ce commandant de police et de son épouse, ainsi qu’à leur jeune enfant sauvé par les policiers du RAID. Nous pensons également à l’ensemble des collègues de ces deux fonctionnaires et à tous ceux qui exposent chaque jour leur vie pour assurer notre sécurité.

C’est un sentiment terrible que nous avons : personne n’est à l’abri de ces criminels. DAESH nous frappe ; il frappe aussi nos alliés avec cette tuerie atroce aux Etats-Unis il y a peine 48 heures.

Il frappe des symboles, il frappe des innocents avec toujours plus de barbarie et de violence.

L’assassin était connu de la Justice. Il avait même été condamné en 2013 à 3 ans de prison dont 6 mois avec sursis. On nous dit que le tueur avait suivi l’ensemble des obligations décidées par le tribunal dans le cadre de son sursis avec mise à l’épreuve. On nous dit que l’individu était suivi par les services de renseignement et qu’il faisait l’objet d’une surveillance téléphonique.

Et pourtant, cela n’a pas empêché le passage à l’acte. La France est plongée dans un abîme de perplexité et d’inquiétude.

Malgré les nombreuses dispositions que nous avons votées ces derniers mois, ici-même au Sénat, ce nouvel évènement n’est-il pas le signe que la surveillance et les moyens de renseignement concernant des individus radicalisés dans notre pays sont encore largement insuffisants ?

Les forces de sécurité ne semblent plus en mesure de faire leur travail, exténuées, harcelées à Paris, Rennes, Nantes, Marseille, par les contestataires, casseurs, zadistes et hooligans de toutes sortes que le pouvoir n’a pas su contenir depuis des mois.

Quelle politique le Président de la République et le Gouvernement comptent-ils proposer aux Français maintenant pour que cesse l’escalade de la violence, pour que notre pays retrouve la sérénité, le calme et la fraternité républicaine sans lesquelles il ne sera pas possible de combattre les assassins barbares ? »